F.A.Q. pour les LYCÉENS

Quelles sont les formations proposées ?

Les formations proposées

1. Une Licence (études générales) : trois ans, débouchant sur des Masters (généraux ou professionnels)

puis

2. Un Master recherche : deux ans ; ou un Master enseignement (MEEF) : deux ans, dont une année de préparation au CAPES de Lettres modernes

puis éventuellement

3. Un Doctorat : trois ans ou plus ; ou l’Agrégation (externe et interne) de Lettres modernes : un an de préparation au concours.

Quels sont les débouchés ?

Le principal débouché est celui des métiers de l’enseignement, de l’école élémentaire à l’enseignement supérieur.

Outre l’enseignement, les carrières ouvertes aux étudiants de Lettres modernes sont nombreuses, le plus souvent cependant avec un complément de formation professionnelle après la Licence, qui demeure générale et fournit un socle solide de connaissances et de compétences :

– Métiers du livre et de l’édition (avec Master professionnel)

– Bibliothèques et documentation (collectivités publiques, entreprises)(avec complément de formation et de préparation aux concours)

– Journalisme (écrit, médias)

– Métiers de la culture (avec un Master professionnel)

– Carrières administratives (avec compléments de formation)

– Carrières de cadres en entreprise (avec compléments de formation).

 

Qui sont les étudiants ? Combien sont-ils ?

Une grande majorité de nos étudiants vient de la Terminale Littéraire, mais les étudiants des bacs généraux (ES et S) réussiront sans problème dans les études de Lettres s’ils ont le goût de la lecture et de la littérature. Nous recevons également quelques étudiants venus des bacs technologiques et professionnels, dont certains réussissent à obtenir la licence : mais l’effort à fournir en première année est important et il est nécessaire d’être porté par une véritable envie d’étudier la littérature.

Notre département accueille environ 450 étudiants de la licence au Doctorat, ce qui correspond aux effectifs d’un lycée moyen.

Notre particularité est de proposer un double accès à nos formations : en présentiel et à distance. La plupart des lycéens suivent la formation en présentiel, mais il arrive à certains de passer pendant un an, pour des raisons personnelles (nécessité de travailler), dans le système de l’enseignement à distance. Ce sont les enseignants du Département qui rédigent les cours et qui font passer les examens.

Cette année, nous avons accueilli 92 étudiants en Licence 1 présentielle, ce qui veut dire que nous pouvons suivre individuellement les étudiants et qu’ils ne sont jamais dans des amphithéâtres bondés.

Qui sont les enseignants ?

L’équipe pédagogique est constituée d’une trentaine d’enseignants-chercheurs, de deux tuteurs étudiants, d’un moniteur de bibliothèque étudiant, et de deux secrétaires pédagogiques.

Les enseignants-chercheurs ont une double activité puisqu’ils enseignent de la Licence 1 à l’Agrégation tout en menant une activité de recherche soutenue. Ils organisent des colloques (libres d’accès, et que les étudiants sont inviter à suivre), font des conférences, écrivent des articles et des livres (ouvrages critiques, édition scientifique d’œuvres littéraires, publication d’actes de colloques, etc.). Ils fabriquent des savoirs et les transmettent. Cela signifie concrètement que les cours dispensés à l’université sont toujours fondés sur des savoirs récents, et parfois en cours d’élaboration.

D’autres cours sont assurés par des ATER ou des chargés de cours qui enseignent par ailleurs dans le secondaire : ils sont agrégés de Lettres modernes et préparent une thèse ou l’ont déjà soutenue.

La plupart des enseignants du Département font leur recherche dans le cadre d’un laboratoire appelé le CEREdI, lequel dispose d’un site qui vous permettra de découvrir ce que sont nos activités de recherche (vous avez un onglet CEREdI sur le site du Département).

Quel est le suivi des étudiants ?

Contrairement à ce qui est souvent dit de l’université, les étudiants ne sont pas laissés à eux-mêmes : ils peuvent contacter par mail le responsable de chaque année d’étude pour prendre rendez-vous et parler de leurs études ; ils peuvent aussi se faire aider par les deux tuteurs étudiants qui sont recrutés chaque année parmi nos bons étudiants de Master (ces tuteurs peuvent les aider par exemple à revoir la méthodologie des commentaires, dissertations) ; ils ont par ailleurs tous un professeur référent qui leur est attribué dès leur entrée dans notre département – ils peuvent lui parler de leurs problèmes personnels, d’une situation compliquée passagère, d’un doute concernant leur orientation ; enfin, les secrétaires pédagogiques du département sont à leur écoute et peuvent les aider à régler bien des petits problèmes. Par ailleurs, les enseignants du département sont accessibles et le plus simple est souvent de s’adresser à eux en cas de problème particulier dans un cours.

A la différence du lycée, c’est aux étudiants de faire la démarche pour demander un rendez-vous. Nos étudiants sont majeurs et ils ne sont pas « surveillés » par l’équipe pédagogique au jour le jour. Mais cette équipe est disponible et attentive.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir en Lettres ?

Aucun « pré-requis » n’est exigé, sinon un bac général, technologique voire professionnel (encore que le chemin soit plus difficile dans ce dernier cas). Même si vos notes au bac de français n’ont pas été excellentes, vous pouvez réussir en Lettres modernes à condition d’avoir une ou plusieurs des qualités suivantes :

 

Curiosité intellectuelle pour la littérature et la culture 

C’est la qualité la plus importante pour réussir en Lettres : il faut aimer lire attentivement et relire des œuvres littéraires qui ont été écrites du Moyen Âge à aujourd’hui, en France, mais aussi à l’étranger, sans se limiter à un seul genre. Il est bon aussi de se cultiver en allant au théâtre, au cinéma, au musée, en consultant les sites des musées, des grands théâtres.

 

Goût de l’analyse 

Pour faire des études de lettres, il ne suffit pas d’aimer lire au sens large du terme, d’aimer consommer des fictions, pour éprouver des émotions et s’identifier aux personnages. Vous pourrez bien sûr continuer à lire des romans contemporains à la mode, des romans policiers, des best sellers – et il arrivera même que vos enseignants vous en parlent –, mais vous devrez avoir une autre ambition par rapport aux textes : celle de comprendre la fabrique des œuvres, leur construction, l’art de l’écrivain, sa maîtrise de la langue, son style. Vous devrez aussi vous intéresser à la façon dont une œuvre entre en résonance avec son époque, dont elle a suscité des interprétations successives au fil du temps. Vous serez bien sûr aidés constamment par vos enseignants dans cette démarche, mais si vous n’avez aucun goût pour l’analyse littéraire, vous risquez d’être déçus par notre formation.

 

Goût de l’écriture et de la langue 

La Licence de Lettres modernes est, pour un employeur, la garantie que la personne qui l’a obtenue écrit correctement, sait construire une phrase, dispose d’un vocabulaire étendu et précis, sait construire une argumentation, évaluer et confronter des hypothèses. Ce sont les compétences que font acquérir des exercices comme la dissertation ou le commentaire. Nous sommes donc très vigilants sur la qualité de l’expression et aidons nos étudiants à progresser sur ce plan avec des cours d’expression écrite, un atelier d’écriture, des cours de syntaxe et de stylistique. Il est donc très important d’écrire régulièrement tout au long de l’année pour entretenir et développer les qualités d’expression. N’hésitez pas non plus à revoir conjugaisons et règles d’accord avant votre rentrée à l’université si vous savez que vous avez des difficultés orthographiques. On peut progresser à tout âge.

 

La mémoire et l’entretien de savoirs disciplinaires voisins 

Vous êtes en Terminale et étudiez actuellement l’histoire et la philosophie : dites-vous que ces enseignements vous seront précieux pour la suite et qu’il ne faudra pas oublier Descartes, Platon ou Kant dès que vous serez entré à l’université pour faire des Lettres. Ces connaissances, acquises au lycée, vous seront utiles pour comprendre dans quel horizon intellectuel les œuvres littéraires s’inscrivent. Et rien ne vous empêche de continuer à lire des revues ou ouvrages de philosophie et d’histoire ; vous pouvez aussi suivre des cours en auditeurs libres dans d’autres départements. Votre connaissance des langues, littératures et civilisations antiques et/ou étrangères vous sera aussi très précieuse.

 

 

Quelle est la répartition des enseignements et le choix des programmes ?

Les enseignements sont progressifs et organisés, pour la licence, en six semestres présentés dans ce que nous appelons la « maquette ». Celle-ci précise ce que sont les unités d’enseignement (UE) obligatoires et les cours qui les composent, mais aussi le nombre d’heures d’enseignement par semestre et les crédits européens qui sont associés à chaque cours (ECTS).

Au cours des trois années de Licence les étudiants suivront des cours de Littérature française (du Moyen Âge au XXIe siècle), des cours de Littérature comparée (où sont confrontées des œuvres étrangères et françaises), d’histoire de la langue, de syntaxe, de stylistique, de théorie littéraire, de langue vivante, d’informatique, de langue et de culture antique… Ils pourront aussi suivre des cours sur les rapports entre la littérature et d’autres arts (peinture, cinéma, musique) et pratiquer le théâtre. La spécialisation est progressive et la dernière année de Licence propose des parcours plus spécifiques (enseignement, littérature et arts, édition et métiers du livre, Français Langue Etrangère).

Une des forces de notre département est de donner à nos étudiants la possibilité de se construire un parcours personnel en leur offrant un certain choix, notamment entre différents programmes de littérature française et de littérature comparée.

À chacun son parcours et sa stratégie : si vous souhaitez vous diriger vers l’enseignement, vous avez intérêt à équilibrer vos connaissances en suivant des cours sur tous les genres littéraires, mais vous pouvez aussi développer certains points forts si vous avez un autre projet.

Tout ceci est détaillé dans le livret des études qui est téléchargeable sur notre site et qui sera mis à jour en juillet 2015. Vous avez tout intérêt à le regarder de près pour vous familiariser avec le fonctionnement de notre maquette et découvrir les cours qui vous seront proposés.

 

La rentrée : quand et comment s'inscrire ?

Quand vous aurez obtenu le baccalauréat, si vous avez décidé de vous inscrire à l’université, vous vous inscrirez en deux temps : d’abord administrativement, puis pédagogiquement, par le web.

Nous n’ouvrons les inscriptions pédagogiques aux étudiants de première année qu’en septembre, après la réunion d’accueil de tous les étudiants de Licence 1, pour bien expliquer comment procéder. Cette réunion aura lieu quelques jours avant la rentrée universitaire, mi-septembre. Elle est obligatoire.

Par ailleurs, des tuteurs sont alors à disposition des étudiants pour les conseiller et les aider à faire leur emploi du temps. Celui-ci n’est pas distribué, mais à construire par chaque étudiant en fonction de la maquette et des choix entre différents programmes.

Bien sûr, mieux vaut avoir déjà réfléchi à ce qu’on aimerait pouvoir suivre comme cours avant la semaine de pré-rentrée en lisant attentivement les descriptifs de cours, disponibles sur le site dès la mi-juillet.

Vous aurez une certaine liberté de choix, mais ce choix sera contraint par les horaires de cours et par le nombre de places ouvertes dans chaque cours. Vous aurez donc à vous inscrire pédagogiquement rapidement après l’ouverture des inscriptions (on appelle cela IP = inscriptions pédagogiques).

Le logiciel est sécurisé et vous ne pourrez faire « n’importe quoi » (sens interdits en cas d’impossibilité) ni oublier un cours (vous aurez un rappel). Par ailleurs vous serez contactés par mail pour vous rappeler qu’il faut s’inscrire.

Attention : ces inscriptions se font par semestre (en septembre et en janvier).

 

Quels conseils de travail ?

Les périodes de cours sont brèves et intenses : douze semaines pour chaque semestre, suivies des sessions d’examens. Il faut avoir lu les œuvres avant le début du semestre et donc faire vos choix pédagogiques le plus tôt possible.

Vous n’aurez guère, comme au lycée, de devoirs à faire régulièrement : ne négligez pas les quelques occasions qui vous sont données de faire une dissertation ou un commentaire à la maison, de mener une explication de texte à l’oral ou de présenter un exposé. Ce sont des moyens de vous entraîner aux examens, et éventuellement d’améliorer votre note à l’examen partiel (30% de la note finale).

Le travail de l’analyse littéraire commence véritablement à la relecture de l’œuvre, crayon en main. C’est toujours la connaissance précise et approfondie des œuvres qui est au centre des études de lettres, et qui permet d’y réussir.

 

Quelques qualités caractérisant le travail fécond de l’étudiant

– La régularité, qui demande que l’effort soit engagé dès le début du semestre, sans attendre l’approche des examens partiels.

– L’autonomie dans la construction de son programme semestriel et hebdomadaire de travail. La capacité à « s’y mettre », sans pression extérieure.

– L’investissement en cours, par une écoute active et une participation orale régulière.

– La capacité à passer par-dessus le préjugé possible face à une œuvre (qu’on croit trop difficile, trop longue, qu’on est persuadé d’avance de ne pas « aimer »), l’effort d’y « entrer » en lecteur « bénévole », de coopérer avec le texte et de suspendre, le temps de la découverte et du travail, le jugement « j’aime/je n’aime pas ».

– Le désir de construire une relation personnelle à la littérature et à la culture. Dans un domaine dont la richesse immense ne peut être totalement embrassée par quiconque, le désir de tracer un chemin personnel de lectures, qui tienne compte aussi de la diversité nécessaire à un bon équilibre des connaissances (voir ci-dessous « choix des programmes »)

– Le souci d’approfondir le cours, de l’enrichir par des recherches personnelles. C’est la manifestation concrète de cette « curiosité intellectuelle » qui est le meilleur gage de réussite. Ex d’approfondissements : chercher les définitions d’une notion, d’une figure de style, d’un mouvement ou d’un genre mentionnés en classe ; lire d’autres œuvres autour de celle qui est au programme (du même auteur, sur le même thème, dans le même mouvement littéraire, etc.) ; lire une biographie de l’auteur, ou un article critique sur l’œuvre étudiée ; assister à une session de colloque sur un thème lié au cours ; visionner une captation de cette pièce de théâtre, un film qui adapte ce roman, un opéra tiré de cette tragédie, etc. ; découvrir, au musée ou sur internet, des tableaux de l’époque de ce recueil de poèmes, etc.

 

Comment se fait l'évaluation ?

La plupart des matières sont évaluées en deux temps distincts et inégaux : un examen dit « partiel » en cours de semestre, dans le cadre horaire du cours, et comptant pour 30% de la note finale ; un examen en fin de semestre (janvier pour le S1, mai pour le S2) et comptant pour 70% de la note. Certaines matières cependant ne font l’objet que d’un examen final, comptant pour 100% de la note.

Les devoirs, exposés et contrôles en cours de semestre peuvent venir améliorer la note de 30%, selon des modalités propres à chaque enseignant.

Une session de « rattrapage » en juin permet de repasser les matières non obtenues : chaque épreuve comprend alors un oral (30%) ET un écrit (70%).

En littérature, l’exercice de l’examen de 70% est la dissertation. Selon les cas, vous disposez ou non des œuvres, qu’il faut de toute façon très bien connaître.

Quels sont les services et les possibilités offerts aux étudiants ?

La Bibliothèque du département

Salles A 307 et 309, une bibliothèque spécialisée de plus de 15 000 ouvrages est ouverte librement aux étudiants, pour la lecture sur place et pour l’emprunt. Le catalogue est informatisé et accessible sur le net : http://bibliolettres.formations.univ-rouen.fr

La bibliothèque est en wifi, ainsi que de nombreux espaces communs dans l’université. Dans le bât. D, des salles informatiques sont ouvertes gratuitement.

 

L’accès à des ressources numériques via la Léocarte

 

Les départs à l’étranger

Presque tous les cursus d’études supérieures comportent aujourd’hui un semestre à l’étranger. Vous avez aussi cette possibilité, vivement recommandée, au cours de vos études de Lettres, de partir vivre et étudier un semestre (ou plus) en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Suède, en Allemagne, en Estonie, en Roumanie, en Turquie, en Pologne, en Chine ou au Canada (plus de 25 destinations, dans le cadre d’Erasmus et Erasmus Mundus).

Cette expérience d’ouverture au monde, outre qu’elle est très appréciée des employeurs, ne peut qu’enrichir votre culture et ne constitue jamais un handicap pour la réussite de vos études, bien au contraire : à condition bien sûr que vous suiviez les enseignements et passiez les examens, votre semestre à l’étranger sera validé dans le cadre du diplôme français.

 

 

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